Mur coupe feu

Un mur coupe-feu est habituellement constitué d’une construction incombustible avec un degré de résistance au feu élevé. Il permet de séparer des bâtiments contigus dans le but d’éviter la propagation d’incendie. Cette cloison coupe-feu doit demeurer intacte structurellement pendant la période de temps assigné, notamment deux à quatre heures. La conception d’un mur coupe-feu est soumise à des réglementations strictes.

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Quel est le principe d’un mur coupe-feu ?

Un mur coupe-feu est fait pour délimiter une zone afin d’éviter que le feu n’atteigne l’ensemble d’un bâtiment. Tel est le cas pour les bâtiments qui reçoivent du monde ou des immeubles d’habitation collectifs. Dans ce dernier cas, une réglementation incendie est obligatoire. En effet, la construction de ces immeubles doit garantir une zone d’évacuation suffisamment résistante au feu d’incendie. Il s’agit notamment des couloirs et des escaliers.

Le rôle du mur coupe-feu est centré sur deux principaux points. Cela concerne aussi bien la réaction au feu que la résistance au feu. Certes, tout comme les détecteurs de fumée, les matériaux utilisés doivent être dotés d’un haut niveau de performance. Pour concevoir une cloison coupe-feu, il faut plusieurs ensembles alternatifs intelligents, à savoir :

  • Des panneaux de parois de puits de gypse,
  • Des panneaux de gypses de type C et X,
  • D’isolation en fibre de verre.

Les caractéristiques techniques d’un mur coupe-feu

Contrairement aux murs classiques, les murs coupe-feu possèdent des particularités propres selon la réglementation en vigueur.

La dimension et disposition d’un mur coupe-feu

Les parois coupe-feu doivent avoir les mêmes dimensions que la façade la plus haute d’un bâtiment ou autre construction contiguë. Aussi, elles doivent être dressées directement sous la dernière couche supérieure du toit ou alors jusqu’à la couche extérieure de la façade. Dans les ouvrages dotés d’une charge thermique élevée, les larges avant-toits doivent être intégrés dans la cloison coupe-feu. En outre, il arrive que les murs extérieurs constituent une encoignure. Dans ce cas, le mur coupe-feu doit être construit de façon à éviter la propagation du feu d’une façade à l’autre.

Résistance au feu et choix des matériaux

Les séparations coupe-feu à simple paroi avec une résistance au feu REI 180 doivent être conçues avec des matériaux de construction RF1. Pour les doubles parois avec la même résistance au feu, chaque paroi doit avoir une résistance au feu REI 90. En ce qui concerne les cloisons coupe-feu à doubles parois présentant une résistance REI 90, chacune d’entre elles doit avoir une résistance au feu REI 60. Enfin, dans le cas d’un mur coupe-feu à double paroi avec une résistance REI 60, il faut une résistance au feu REI 30 chacun.

La stabilité du mur coupe-feu

Les cloisons coupe-feu doivent impérativement être stables. En effet, celles-ci doivent résister en cas d’effondrement du pan de construction des bâtiments ou autres bâtis. Pour une double paroi, la stabilité est suffisante quand le mur coupe-feu correspondant est lié à la construction portante du bâtiment. Celle-ci doit offrir une résistance au feu nécessaire suivant les consignes de protection contre l’incendie. Pour finir, les piliers métalliques inclus dans les séparations coupe-feu doivent être insensibles aux effets de l’incendie.

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Quelle est la réglementation sur les murs coupe-feu ?

La norme française NF P 92-507 classe les matériaux selon leur réaction au feu. Cette classification est basée sur le temps de résistance d’un matériau à une température donnée.

La réglementation va définir le niveau de réaction et de résistance au feu. La réaction au feu est la capacité à alimenter le feu. Cet ordre va d’incombustible à facilement inflammable. Quant à la résistance au feu, il s’agit de sa capacité à résister à l’assaut du feu. Cela est dû à des performances de résistance mécanique et thermique ainsi que d’étanchéité.

Par ailleurs, il existe trois niveaux de résistance au feu, à savoir :

  • Stable au feu qui ne concerne que la résistance mécanique,
  • Pare-flamme qui associe l’étanchéité et la résistance mécanique,
  • Coupe-feu qui associe les trois performances.

La sécurité, surtout en matière d’incendie, doit être une priorité. Usez de tous les moyens pour protéger votre famille et vos biens.

fonctionnement extincteur à poudre

Un incendie peut se déclarer et se propager très rapidement. Afin d’éviter les dégâts, il faut maîtriser le départ de feu avec un extincteur, par exemple un extincteur à poudre. Avant de vous en servir, il faut que vous connaissiez l’intérêt et l’utilisation de l’extincteur. Qu’est-ce que l’extincteur à poudre ? Quel est son rôle ?

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Utiliser un extincteur : quel intérêt ?

En quelques minutes seulement, le feu peut occasionner des dégâts importants sur les biens et surtout sur les personnes. C’est pour éviter cela qu’il est conseillé de toujours équiper sa maison d’un extincteur, en plus d’un détecteur de fumée.

Qu’est-ce que l’extincteur à poudre ?

Un extincteur est un dispositif qui sert à lutter contre le feu en projetant à distance un agent extincteur vers le foyer de l’incendie. Son rôle est le traitement rapide du foyer d’incendie dans les premières secondes avant que le feu ne s’étende et ne devienne trop important.

Pour un extincteur à poudre, l’agent extincteur, donc le produit qui empêche la réaction de combustion, est la poudre. L’extincteur à poudre fait partie de la famille des extincteurs portatifs et mobiles. Son poids se situe entre 11 kg et 17 kg. Comme la plupart des extincteurs, il est doté :

  • D’une goupille de sécurité,
  • D’un levier de commande,
  • D’une lancée comportant une gâchette afin de bien viser les flammes.

Les types de poudre de l’extincteur à poudre

La poudre d’un extincteur à poudre est un agent chimique qui inhibe le feu et isole le combustible. Trois types de poudres peuvent être utilisés selon l’extincteur :

  • Poudre BC : elle est composée à 85 % jusqu’à 95 % de bicarbonate de potassium ou de bicarbonate de soude, et de 1 % jusqu’à 12 % de mica muscovite ou de terre à foulon. D’autres éléments peuvent aussi être présents comme le gel de silice, les stéarates et l’huile de silicone.
  • Poudre ABC : les extincteurs comportant ce type de poudre sont les plus vendus et les plus polyvalents. Cette poudre contient jusqu’à 95 % de sulfate ou phosphate d’ammonium, de bicarbonate de sodium et de phosphate monoamonique. Du mica muscovite, de la terre à foulon ainsi que de l’huile de silicone y sont aussi présents à petite dose.
  • Poudre D : elle comporte en grande partie du phosphate de calcium et de la chlorure ou carbonate de sodium. D’autres éléments sont ajoutés à faible pourcentage comme le mica muscovite, la terre de foulon, le gel de silice, le laitier, la poudre de ciment ainsi que des grenailles de fonte.

Utilisation de l’extincteur à poudre

L’extincteur à poudre peut être utilisé sur les types de feu suivants :

  • Feux de classe A : il s’agit des feux de matériaux inflammables et organiques. On peut citer les feux provoqués par la combustion de papier ou carton, de bois, de tissus, etc.
  • Feux de classe B : ils concernent les feux de liquides, par exemple de graisse, d’huile et de fioul.
  • Feux de classe C : on y regroupe les feux des gaz inflammables.
  • Feux de classe D : il s’agit des feux de métaux.

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Comment vous servir d’un extincteur à poudre ?

Vous trouverez sur l’extincteur des instructions sur son utilisation ainsi que les dangers y afférant. Pour faire fonctionner l’extincteur à poudre, suivez les étapes suivantes :

  • Retirez la goupille de sécurité.
  • Appuyez sur le levier de commande. Cela lancera la mise en pression.
  • Appuyez sur la gâchette de lance et visez les flammes. Attention, il faut toujours respecter une certaine distance entre vous et les flammes.

Avant d’utiliser l’extincteur dans des conditions réelles, il est conseillé de réaliser des tests pour connaître son fonctionnement et ne pas avoir de mauvaises surprises si jamais un incendie se déclare. Après avoir éteint les flammes, vous pouvez arrêter le signal du détecteur de fumée.

Avantages et inconvénients de l’extincteur à poudre

Ce type d’extincteur comporte des atouts et des inconvénients. Parmi les avantages de l’extincteur à poudre, on peut citer :

  • Sa facilité d’utilisation,
  • Sa capacité à éteindre plusieurs types de feux,
  • La facilité de le trouver dans le commerce.

Pour ses inconvénients, il y a principalement la corrosivité de ses poudres qui peut gêner la visibilité du sinistre. Par ailleurs, les agents chimiques présents dans les poudres endommagent les meubles.

Comme on dit souvent, mieux vaut prévenir que guérir. Pour votre sécurité, celle de votre famille, de vos biens et de vos voisins, suivez les instructions et équipez votre maison d’un extincteur et d’un détécteur de fumée.

Détecteur monoxyde de carbone

Chaque année, le monoxyde de carbone cause un millier d’intoxications en France, dont environ une trentaine mortelle. L’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone n’est pas obligatoire, mais elle est fortement conseillée. Quelle est la réglementation sur le détecteur de monoxyde de carbone ? Et son utilité ? Comment fonctionne-t-elle ? Retrouvez toutes les réponses ci-après.

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Détecteur de monoxyde de carbone : est-ce obligatoire ?

Le monoxyde de carbone peut être présent dans tous les foyers, surtout dans ceux qui utilisent de vieux appareils de chauffe mal entretenus. Mais l’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone est-elle facultative ou obligatoire ?

Détecteur de monoxyde de carbone : réglementation

Depuis le 8 mars 2015, l’installation des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée est devenue une obligation pour chaque foyer. Mais pour le détecteur de monoxyde de carbone, il n’y a jusqu’à aujourd’hui aucune loi qui oblige son installation. Vous êtes donc libre d’en installer ou non chez vous.

Pour information, le détecteur de monoxyde de carbone est obligatoire dans ces pays :

  • Au Royaume-Uni,
  • En Angleterre : installation du dispositif dans toutes les pièces d’habitation qui comportent un appareil à combustible.
  • En Écosse et en Irlande : lors du remplacement ou de l’installation d’un appareil fixe à combustion.

Détecteur de monoxyde de carbone : non obligatoire, mais fortement conseillé

Bien que vous ne soyez pas obligé d’équiper votre maison d’un détecteur de monoxyde de carbone, sachez que ce dispositif peut sauver votre vie et celle des personnes habitant dans votre maison. Il est donc fortement conseillé d’en installer chez vous.

Comme indiqué dans son appellation, le détecteur autonome avertisseur de monoxyde de carbone est un dispositif détectant la présence du CO dans une pièce et qui vous avertit le cas échéant. Cela est très important à cause de la toxicité du monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone est un gaz aux effets toxiques pour le cœur et le système nerveux central. Il n’en faut qu’une faible concentration pour que ses effets apparaissent. D’ailleurs, une personne qui l’inhale à forte dose peut même mourir. Inodore, incolore et insipide, ce gaz ne peut être détecté que grâce à un détecteur de monoxyde de carbone.

Comment choisir votre détecteur de monoxyde de carbone ?

Vous devez prendre en compte plusieurs éléments afin de bien choisir votre DAACO.

  • La norme : bien qu’il existe une norme applicable, la NF 50291, elle n’est pas encore respectée par tous les concepteurs du dispositif. Toutefois, les produits doivent tous être certifiés CE. Une autre norme, la NF EN 50292, mise en place par l’AFNOR, existe aussi pour s’assurer de la qualité du détecteur.
  • Les fonctionnalités : certains DAACO peuvent émettre un signal sonore pendant un certain temps après la détection de 30 ppm de monoxyde de carbone. Certains peuvent également avoir un cadran qui donne un aperçu de la concentration du gaz toxique. Et pour un budget plus élevé, il peut être possible d’avoir un DAACO connecté.
  • Le prix : il peut aller d’une vingtaine à une centaine d’euros.

Comment fonctionne le détecteur de monoxyde de carbone ?

Le boîtier du détecteur de monoxyde de carbone ressemble à celui du DAAF. Ce dispositif détecte la présence du monoxyde de carbone dès qu’il atteint une certaine concentration dans l’air de la pièce. Si c’est le cas, l’appareil émet une sonnerie pour avertir les occupants de la maison. Le boîtier est doté d’un cadran, de voyants lumineux, ainsi que d’un bouton test.

Selon la norme EN 50291, le déclenchement de l’alarme se fait à partir de :

  • 120 minutes pour 30 ppm,
  • Entre 60 à 90 mn pour 50 ppm,
  • Entre 10 à 40 mn pour 100 ppm,
  • Avant 3 mn pour 300 ppm.

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Où installer le détecteur de monoxyde de carbone ?

Si le DAAF est à placer en hauteur, ce n’est pas le cas pour le DAACO. L’emplacement conseillé pour un détecteur de monoxyde de carbone est à 3 mètres de tout appareil de combustion et à 30 cm au-dessous du plafond. Si vous en avez dans vos chambres, placez-le à hauteur de chevet.

Un DAACO doit être installé dans chaque pièce qui abrite un appareil susceptible de produire du monoxyde de carbone. Il en faut également dans les pièces de vie pour alerter les occupants de la maison. Si vous avez une grande maison, le mieux est d’avoir plusieurs DAACO.

Certes, l’achat d’un détecteur de monoxyde de carbone peut vous être indifférent, mais retenez qu’il peut vous sauver la vie en cas de souci avec vos appareils à combustion.

Système de sécurité incendie

Les systèmes de sécurité incendie sont actuellement très utilisés pour mettre les entreprises à l’abri des risques et des incidents. Ce système doit être prévu à l’avance, c’est-à-dire dès la construction du bâtiment. Grâce à lui, différentes installations comme la détection ou l’extinction automatique peuvent être installées. Mais avant d’en installer, voici ce qu’il faut savoir sur le SSI.

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Système de sécurité d’incendie : c’est quoi ?

Le système de sécurité incendie est un équipement destiné à la collecte des informations et à les traiter pour réaliser la mise en sécurité. Ceci dans le but de protéger les personnes et les biens contre les divers risques liés à un incendie. Le SSI concerne les établissements qui reçoivent du public, mais également les bâtiments privés. Ce système a plusieurs missions, à savoir :

  • Le désenfumage : celui-ci peut être d’ordre naturel ou mécanique. Il a pour objet de réduire les effets toxiques des fumées et d’avoir une meilleure vision de l’environnement.
  • Le compartimentage : il permet de cloisonner le danger dans un espace clos pour éviter la propagation du feu, de la chaleur et des fumées.
  • La sortie d’urgence : il s’agit notamment des issues de secours. Celles-ci se déverrouillent de manière automatique pour simplifier l’évacuation.
  • L’arrêt de certaines installations,
  • L’extinction automatique.

Les dirigeants d’entreprise se doivent de protéger le personnel travaillant au sein de leur établissement. Il est donc essentiel de protéger ses locaux contre les risques d’incendie.

Les différents composants du système de sécurité incendie

Le système de sécurité incendie est composé de différents systèmes liés à la sécurité de l’entreprise.

Le système de détection incendie

Le système de détection incendie ou SDI est une installation composée de l’ensemble des matériels nécessaires à la détection d’incendie. Il s’agit notamment :

  • Du détecteur automatique d’incendie (DAI) consistant à la détection des phénomènes liés à l’incendie. Il se décline en deux modèles, dont le détecteur optique et le détecteur thermique.
  • De l’indicateur d’action (IA) associé à un DAI qui sert à afficher la détection incendie en externe,
  • Du déclencheur manuel (DM),
  • De l’équipement de contrôle et de signalisation (ESC).

Le système de mise en sécurité incendie

Ce système regroupe les équipements nécessaires au fonctionnement de la mise en sécurité des personnes ou des biens en cas d’incendie. Il est constitué d’un centralisateur de mise en sécurité incendie ou CMSI et d’un dispositif commandé terminal ou DCT. Ce système permet :

  • Une évacuation sûre et rapide,
  • D’empêcher ou de limiter la propagation des flammes,
  • De simplifier l’engagement des secours.

Le système d’extinction automatique fixe à gaz

Il s’agit d’un système fixe permettant de détecter l’éclosion de l’incendie, puis de l’éteindre par l’apport de gaz neutre ou inhibiteur dans une durée limitée. Ce système se trouve surtout dans les locaux, dont les risques d’incendie sont élevés. En d’autres termes, il doit se trouver là où il y a des matériels de grande valeur comme :

  • Des salles informatiques, centraux téléphoniques,
  • Un centre de stockage de données,
  • Des musées ou bibliothèques,
  • Des bateaux ou avions.

Tous les tarifs d’artisans pour la pose d’un SSI ou système de sécurité incendie

Le SSI et la réglementation

D’après la réglementation en vigueur, chaque étage d’un établissement professionnel doit être équipé d’au moins un détecteur de fumée. Certes, la loi impose l’installation d’un système d’alarme sonore, ainsi que des moyens pour lutter contre les incendies. Cela peut être un extincteur, un système de désenfumage, des robinets d’incendie armés, d’extinction automatique, etc. 

En outre, l’évacuation des personnes est aussi obligatoire. En effet, pour une société de plus de 20 salariés, il faut prévoir au moins une issue de secours. Pour cela, des systèmes de signalétiques et d’éclairage existent pour montrer la ou les sorties d’évacuation. La détection pour les petites structures reste un confort complémentaire non obligatoire.

Un incendie peut se déclarer à tout moment. Il est donc plus prudent de s’équiper autant que possible pour éviter les incidents.

Clapet coupe-feu : sécurité incendie

Les conduits de ventilation ou d’aération peuvent accélérer la propagation des gaz et des fumées quand il y a un incendie. L’installation d’un clapet coupe-feu est ainsi nécessaire pour éviter ce problème. Il s’agit d’un dispositif très utile pour éviter que le feu ne se propage. Mais comment fonctionne le volet coupe-feu de ventilation ? Comment l’entretenir ?

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Le clapet coupe-feu : pour ralentir l’incendie

Vous avez installé une alarme incendie dans votre bâtiment ? Vous devez compléter ce dispositif avec un clapet coupe-feu. Mais savez-vous vraiment ce que c’est ?

Qu’est-ce qu’un clapet coupe-feu ?

Le clapet coupe-feu est un dispositif qui a pour rôle de stopper la circulation d’air dans un conduit de ventilation quand un incendie se déclare. Le clapet coupe-feu limite donc la vitesse de propagation de l’incendie. Il est positionné sur le conduit aéraulique de climatisation d’aération, de ventilation ou de climatisation pour garantir une résistance coupe-feu, comme celle présentée par le mur dans lequel il est encastré.

Le clapet coupe-feu reste ouvert pour que l’air puisse passer en temps normal. Mais il se ferme en cas d’incendie. Il fonctionne donc à l’inverse du volet de désenfumage qui s’ouvre s’il y a un incendie. Outre son rôle d’éviter la propagation du feu, ce dispositif évite aussi que les émissions polluantes toxiques provoquées par l’incendie ne se diffusent dans les autres pièces.

Les caractéristiques du volet coupe-feu de ventilation

Comme pour la pose du détecteur de fumée, la pose du clapet coupe-feu suit des règlements précis. Il doit être placé dans une zone compartimentée de la maison au niveau du conduit d’évacuation. Sa forme peut être circulaire, rectangulaire ou carrée en fonction de la conduite d’évacuation où il est placé. Ses dimensions dépendent également du diamètre de cette conduite.

Sa fermeture peut être centralisée ou thermique. Elle est centralisée quand le clapet est relié à la centrale d’incendie et commandée par celle-ci. Elle est dite thermique si le clapet coupe-feu est doté d’un fusible qui fond à une certaine température, le plus souvent à 70 °C, ce qui a pour effet le déclenchement de la fermeture automatique du volet.

En outre, les clapets vendus sur le commerce peuvent se différencier par leurs qualités aérauliques, par leur résistance au feu, ainsi que par leur simplicité d’utilisation.

Réglementations concernant le clapet coupe-feu

Tous les établissements recevant du public doivent être équipés de clapets coupe-feu depuis la sortie de l’arrêté du 25 juin 1980. Leur pose doit être conforme à la norme NF 61937-5. Ainsi, les clapets coupe-feu doivent être posés soit :

  • Au droit de la paroi coupe-feu,
  • Au droit de la paroi traversée par le conduit.

Leur degré de résistance au feu doit être au moins le même que celui de la paroi sur laquelle ils sont posés. En outre, les clapets coupe-feu doivent répondre à la norme NF EN 15650 depuis septembre 2012.

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Fonctionnement du volet coupe-feu de ventilation

Grâce au clapet coupe-feu, l’incendie ne traverse pas les pièces compartimentées. Quand le système de ventilation fonctionne, la lame du clapet coupe-feu est ouverte. En cas d’incendie, cette lame se ferme automatiquement quand le fusible du clapet fond, donc quand la température dépasse les 70 °C. L’ouverture et la fermeture de la lame de ce dispositif peuvent aussi être télécommandées à distance si le clapet est relié au système de sécurité incendie.

La fermeture automatique est déclenchée à une température de 70 °C. Mais il est possible de régler ce seuil d’ajustement de déclenchement automatique en fonction de la résistance au feu de la paroi sur lequel est installé le clapet coupe-feu.

Comment entretenir le clapet coupe-feu ?

Le clapet coupe-feu doit être conservé en bonne condition et conformité de marche. Il est ainsi nécessaire de nettoyer au moins une fois par an le conduit d’évacuation, de climatisation ou d’aération où le clapet est installé.

L’état du dispositif doit être vérifié régulièrement, ainsi que la présence d’éventuels dommages qui s’y présentent. Lors de la maintenance périodique, le clapet coupe-feu est démonté pour vérifier qu’il est encore en bon état. Un test de fonctionnement est ensuite réalisé.

Toutes les mesures sont d’une grande importance lorsqu’il s’agit de sécurité. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, faites appel à un professionnel pour votre sécurité, celle de votre famille et de vos biens.

Role détecteur de fumée

Les chiffres sont alarmants concernant l’incendie domestique en France. En effet, on recense un incendie domestique toutes les deux minutes, faisant au total environ 263.000 incendies par an et une centaine de décès. Pour sa prévention, équipez votre maison d’un détecteur de fumée. Qu’est-ce qu’un détecteur de fumée ? Quel est son rôle ? Où l’installer ?

Détecteur de fumée : de quoi s’agit-il ?

Depuis 2015, tous les propriétaires de maison ont l’obligation d’installer au moins un détecteur d’incendie. Mais qu’est-ce qu’un détecteur de fumée ?

Définition du détecteur de fumée

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un appareil qui détecte les fumées qu’un feu émet. Généralement couplé à une alarme, le détecteur retentit quand un feu se déclare chez vous pour alerter toutes les personnes présentes d’évacuer les lieux.

Le boîtier d’un détecteur de fumée se compose de trois parties :

  • Un emplacement pour la pile,
  • Une partie alarme,
  • Une partie qui détecte les fumées.

Ne choisissez que les détecteurs de fumée qui respectent la norme EN14604. Un marquage CE doit être identifié sur le produit. Et pour certifier sa qualité, préférez un détecteur de fumée portant le logo NF.

Où installer un détecteur de fumée ?

Sachez avant tout les endroits dans lesquels le détecteur de fumée ne peut pas être installé pour ne pas déclencher de fausses alertes. Il s’agit des pièces dans lesquelles de l’humidité, de la vapeur et des fumées sont souvent émises : cuisine, salle de bain et garage.

Pour ce qui est de l’installation de cet appareil, cela relève du bon sens, car chaque habitation est unique. Toutefois, privilégiez le plafond, car la fumée, plus chaude que l’air dans la pièce, monte toujours en direction du plafond.

Si votre logement est petit, un détecteur à placer par exemple dans le couloir, au plus près de chaque pièce, suffira. Mais si vous avez une grande maison, augmentez le nombre de détecteurs et placez un appareil à chaque étage et dans les endroits stratégiques.

Comment entretenir et vérifier le détecteur de fumée ?

L’entretien d’un détecteur de fumée doit être mensuel. Avec un aspirateur comportant une brosse, nettoyez doucement les fentes latérales du détecteur, car c’est là que passent les fumées. En effet, des fentes latérales obstruées empêchent la détection des fumées.

Le changement de la pile doit être effectué tous les ans si les piles sont alcalines. Si les piles sont en lithium, leur changement doit avoir lieu tous les 5 ans.

Par ailleurs, testez le détecteur de fumée tous les mois en suivant les prescriptions du fabricant. Un test réel avec une bombe test aérosol est aussi à effectuer deux fois par an.

Les rôles du détecteur de fumée

Le détecteur de fumée assure deux missions :

  • Détecter les fumées : selon le modèle, le détecteur réagit quand l’intensité lumineuse s’atténue ou quand le signal lumineux se disperse. S’il s’agit d’un dispositif pointu, il peut compter les particules présentes dans l’air par le biais d’un faisceau laser.
  • Émettre une alarme pour avertir les occupants de la maison : le plus souvent, l’alarme se traduit par un signal sonore dont la puissance acoustique est de 85dB à 3 mètres. Mais la plupart des modèles présentent aujourd’hui, en complément de la sirène, un signal lumineux qui est plus facilement repérable par les personnes malentendantes ou sourdes.

Quand le déclencheur signale une alerte incendie ?

Quand le détecteur de fumée identifie une quantité suffisante de fumée dans la pièce où il est installé, il se déclenche automatiquement. Ci-après quelques conseils qui peuvent vous aider lorsque le détecteur de fumée se déclenche :

  • Comment devez-vous réagir ? Si l’incendie est confirmé, évacuez le bâtiment dans le calme, mais au plus vite. Si vous voulez plus d’informations sur la conduite à tenir lors d’un incendie, rendez-vous sur le site des Sapeurs-Pompiers.
  • Comment arrêter l’alerte du détecteur de fumée ? S’il s’agit d’une fausse alerte, ou si le début d’incendie a été maîtrisé, vous pouvez appuyer sur le bouton central du détecteur de fumée pour l’arrêter.
  • Combien de temps sonne un détecteur de fumée ? Tant qu’il détecte une quantité suffisante de fumée, le détecteur de fumée sonnera.

Il convient de rester calme en toute situation, pour être bien conscient de ses gestes.

Détecteur de fumée

Le détecteur de fumée peut vous sauver la vie en vous signalant le début d’un incendie. Quand il repère de la fumée dans l’air, ce détecteur déclenche automatiquement l’alarme pour avertir les occupants de la maison. Mais comment arrêter un détecteur de fumée quand l’incendie a été maîtrisé ou quand il s’est avéré que c’était une fausse alerte ?

Comment arrêter un détecteur de fumée : l’utilité de ce dispositif

Vu le nombre d’incendies enregistrés en France chaque année, équiper votre maison d’un détecteur de fumée s’avère essentiel. Avant de vous montrer comment arrêter un détecteur de fumée, vous devez savoir comment il fonctionne.

Qu’est-ce qu’un détecteur de fumée ?

Un détecteur de fumée est un dispositif qui, comme indique son nom, détecte les fumées qu’un incendie émet. La plupart du temps, il a la forme d’un appareil circulaire en plastique qu’il faut fixer sur le mur, près du plafond.

Le plus souvent, il est question d’un détecteur avertisseur autonome de fumée. En effet, quand l’appareil détecte des fumées qui peuvent être un début d’incendie, il déclenche un signal sonore, et quelquefois, un témoin lumineux pour signaler le feu.

Le détecteur peut fonctionner seul. Mais il existe également des détecteurs interconnectables, donc reliés à d’autres détecteurs, et ceux qui sont connectés à un système d’alarme.

Pourquoi installer une alarme incendie chez vous ?

La plupart des foyers français sont équipés d’un détecteur de fumée. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • L’installation de ce dispositif est obligatoire : depuis la mise en vigueur de la loi Morange, chaque propriétaire doit équiper son habitation d’au moins un détecteur de fumée.
  • Le détecteur de fumée avertit de la présence de fumées dans la maison : cela permet d’éviter l’intoxication aux fumées.
  • Cet appareil peut prévenir les dommages : avant que les dégâts ne soient trop importants, les occupants peuvent tout de suite appeler les pompiers.

Comment fonctionne le détecteur de fumée ?

Le détecteur de fumée optique est le plus utilisé par les particuliers. C’est aussi le seul dispositif autorisé en Europe. Ce type de détecteur est doté d’un capteur qui analyse régulièrement des traces de fumée dans l’air ambiant. Si l’air ambiant est pur, rien ne se passe, mais quand de la fumée est détectée, le dispositif déclenche une alerte.

Comment arrêter une alarme incendie : les causes et solutions

Parfois, le détecteur se met à biper sans qu’un incendie n’ait été déclaré. Si c’est le cas, vous pouvez arrêter l’alerte en appuyant sur le bouton central ou en enlevant la pile. Mais dans quels cas peut se déclencher l’alarme incendie ?

Comment arrêter un détecteur de fumée : le détecteur est encrassé

Le détecteur peut émettre un signal sonore quand il est sale, plus précisément quand la chambre de détection optique du dispositif est encrassée par de la poussière. Il arrive aussi qu’au lieu de la poussière, ce sont de petits insectes qui entravent le bon fonctionnement du détecteur. Il est donc utile d’effectuer le dépoussiérage régulier du détecteur.

Éteindre l’alarme incendie : le dispositif est défaillant

Dans certains cas, le détecteur subi une altération due au temps, à un choc ou à une erreur de fabrication. Il peut, en conséquence, émettre des alarmes intempestives. Écoutez comment sonne le détecteur et reportez-vous à sa notice d’utilisation. Vous pouvez aussi vous rendre auprès du service après-vente de la marque.

Détecteur de fumée qui bipe : il a été placé dans un endroit non approprié

Un détecteur de fumée ne doit pas être installé dans un lieu qui produit de la fumée ou de l’humidité constamment comme la cuisine, la salle de bain et le garage. Le mieux est d’installer le dispositif en hauteur dans le couloir, à proximité des chambres. Si vous avez une grande maison, vous pouvez installer un dispositif à chaque étage.

Arrêter un détecteur de fumée : sa pile est faible

Quand sa pile manque de jus, le détecteur de fumée émet un signal sonore, par exemple, chaque 45 secondes. Sachez que vous devez remplacer la pile tous les ans ou tous les cinq ans selon le modèle. Si l’appareil fonctionne à piles scellées, vous devez les changer en entier.

Comment éviter les alarmes intempestives du détecteur de fumée ?

Pour éviter les alarmes intempestives, voici d’autres conseils que vous pouvez suivre :

  • Installez l’appareil loin des sources de poussière et de fumée.
  • Évitez d’installer l’appareil près des conduits de ventilation et des lumières fluorescentes.
  • Évitez l’accumulation de poussière en nettoyant au moins mensuellement l’appareil.
  • Démontez l’appareil lors des travaux chez vous.
  • N’achetez qu’un appareil de qualité certifié NF ou CE.
  • Si de la fumée importante se dégage dans votre maison à cause de la cuisson par exemple, aérez tout de suite l’endroit pour éviter le déclenchement de l’alarme.

Sachez que le détecteur de fumée est important pour vous protéger et pour protéger vos biens.